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M’abandonner

M’abandonner
M’abandonner. C’est comme ça, une sensation, une envie, un possible. C’est venu, c’est reparti. Le souvenir est resté, le mot est encore présent, juste à rejouer.
M’abandonner, c’est-à-dire ? Le mot seul est tant porteur de détresse, de solitude, de désespoir.
M’abandonner, ce n’est pourtant pas cela. C’est relâcher les muscles, les nerfs, les pensées, c’est arrêter d’être aux aguets, au taquet, sous tension comme l’écoute bordée. C’est pourvoir reposer mon corps, mes doutes. C’est juste (...)

Arctica islandica

Arctica islandica, j’avais envie de lui écrire.
Le décor est posé, au soleil, attablée à ce bistrot de Plougastel où j’ai écrit maintes fois sur des sujets différents lorsqu’Iris allait à la gym ou au skate. Une bière. Plaisir de retrouver ces lieux qui, en soient, n’ont peut-être rien d’extraordinaire. Encore une histoire d’apprivoisement, surement, de sécurité, peut-être, de joyeuse nostalgie aussi.
Arctica islandica de son petit nom. C’est son histoire qui m’a été contée ce midi. Autre décor. C’était (...)

Prêter

Je ne suis pas encore prête à prêter...

Gavali

Gavali
Un mot inconnu de moi, Gavali. Même mes premières recherches pressées sur le net n’apportent pas de réponse.
Gavali, c’est un pas de côté, une autre langue. Plac’h, on pourrait dire, Plac’hig avec un soupçon d’affection. Gavali, Plach’ig, memestra.
Et, en replongeant dans de lointains souvenirs, me revient aussi Meniña. C’était Claudio, sur son Colin Archer à Itaparica qui allait voir sa Meniña, ramant sur son annexe et lui apportant une tablette de chocolat. C’était un peu mystérieux quand même (...)

Triste

Triste
Triste, libre
Triste, dommage
Triste, de ce qui a été
Triste, imaginé
Triste, merci
Triste, dommage
Triste, pourquoi
Triste, pourquoi pas
Triste, essayé
Triste, te rencontrer
Triste, élan
Triste, seule
Triste, fatigué
Triste, espoir
Triste, faux espoir
Triste, croyance
Triste, amour
Triste, amoureuse
Triste, pas amoureux
Triste, et pourquoi pas
Triste, vraiment
Triste, fermé
Triste, ouvert
Triste, vie
Triste, envie
Triste, (...)

Une page libre

Une page blanche dans mon cahier, entre du déjà écrit, ancien, et du déjà écrit, plus récent.
Une page libre.
Celle qui n’a pas été sagement remplie, de manière ordonnée bien que répondant au hasard des envies.
Une page oubliée.
Et le cahier s’’ouvre sur elle. Aimant. Possibles.
Une page ouverte.
Comme celle du jour où l’agenda est oublié. Comme cellle de la journée où les rendez-vous sont annulés.
Une journée vide.
Et monte une sorte d’angoisse. L’angoisse, la même que celle de la page blanche. (...)

Journée de merde

Joli titre, non ? L’expression me convient. Elle est suffisamment triviale pour éviter un côté dramatique, grave. Elle représente juste une journée où s’amoncellent de petits désagréments qui font qu’au bout d’un moment, ils alourdissent, déstabilisent, mettent un peu KO. Un presque ren, à chaque fois. 8h du matin, la portière arrière gauche de ma voiture refuse de se fermer. En fait, si, elle se ferme bien mais elle n’informe pas le cerveau central de la voiture. C’est une serrure résistante. Je ne (...)

A la pêche

Je vais à la pêche.
A la pêche avec mon amoureux, non, à la pêche de mon amoureux. A lancer ce qui pourrait bien l’attraper, puis guetter (ou ne pas guetter) un signe de lui, une réponse, une proposition.
Comment pêcher mon amoureux ?
C’est tout un art que j’apprends, au hasard. C’est différent que de pêcher la palourde au trou. Il suffit de repérer les trous, creuser et hop le tour est joué. Je commence quand même à percevoir quelques trous. C’est aussi un peu comme pour le poisson, il faut varier, ne (...)

Jouer

J’aime bien jouer.
Jouer avec les mots, les PS , les SMS , chercher leur définition, qu’ai-je voulu vraiment écrire, qu’est-ce que l’autre a vraiment écrit en jouant avec un mot, des mots. Vais aller jusqu’à Lacan pour le jeu des mots, ou plutôt aller vers les jeux de mots…
J’aime bien jouer, avec la nature, un arbre vertical et grimper à ses branches, un arbre couché et jouer à l’équilibriste dessus, une branche horizontale et m’en emparer comme d’un trapèze pour regarder le monde à l’envers.
J’aime (...)