Le peuple de la mer

C’est drôle, c’est le premier thème que je découvre et il m’est si parlant pour moi. Le peuple de la mer. Depuis quelques semaines, je ne sais pourquoi, mes pensées retournent dans l’univers de Mermère*, lu il y a plus de 10 ans. Mermère, où les hommes, quelques-uns, ont choisi de rester vivre sous l’eau. Une vie sous l’eau, grâce à des sortes de branchies greffées, une vie avec les dauphins comme compagnons, compagnonnes. Echapper à la destruction de la Terre, à la stérilité de la Terre que l’homme a provoquée. Mermère, un souvenir fort, c’est ce qui me reste de cette histoire. Ce souvenir est ravivé chaque fois que j’enfile mes vêtements sous-marins, que j’adapte masque, tuba et palmes et que je plonge sous la surface de l’eau. Mermère, oubliés les bruits de la Terre, les courants d’air, les rencontres humaines avec passage obligé par la parole. Je me glisse dans l’eau, tourne, virevolte, tête en bas, en haut. A moi les 3 dimensions. Mes poumons se gonflent et se dégonflent, je joue à la bouée. Bonjour nouvel univers, univers de Mermère. Bonjour les algues, himanthales géantes, longues de plus de 6 m, forêt sous-marine. Je vous contourne, vous me caressez. Au fond les vieilles se cachent, apparaissent puis pfuitt, détalent. Le soleil joue de ses rayons de lumière, éclairant de vert, brun, orange ce monde sous-marin. Peuples de la mer, je vous aime, du microscope au géant, intruse parmi vous. Mermère, je te comprends, imaginer pouvoir rester vivre avec vous.

* Mermere  : roman de Hugo Verlomme