Que nous apprend la pandémie ? Pour un atterrissage des sciences

Isabelle Stengers. Revue Esprit Mars 2021

Isabelle Stengers a l’art de m’enchanter. Non pas par la poésie mais par le regard grand ouvert qu’elle porte sur la science d’aujourd’hui. Je lui suis grée d’avoir tendu le fil qui relie mon état de chercheure à celle de citoyenne et de thérapeute, c’est à dire à faire un tout du savoir, du collectif et du ressenti.

Dans cet article, elle analyse comment La Science, c’est à dire celle qui est mise dans une tour d’ivoire peut et ne peut pas. Peut avec son savoir, sa technicité et ses ouvriers, les chercheurs. Ne peut pas dans sa déconnexion avec les citoyens, le réalisme de leurs demandes de leurs questions.

Je vous laisse découvrir son article, ici.

Et si vous hésitez, je vous livre juste un passage qui fait sens en tant que thérapeute psychocorporelle :

Les médecins peuvent décrire, mais toujours après coup ; ils sont forcés de se rappeler qu’au-delà de ses prétentions à la scientificité, la médecine suppose ce qu’Anna Tsing a appelé « l’art d’observer », de se rendre sensible à l’inattendu, de faire attention à de petites différences, d’accepter que « ce » corps souffrant – pas un corps anonymisé – a peut-être quelque chose à vous apprendre, qu’il faut entendre afin de l’aider. On ne peut apprendre qu’à tâtons.